Coronavirus : entre le scénario de la guerre biologique et les conséquences […] Écovert-Haїti fait le point

Coronavirus :

  • entre le scénario de la guerre biologique et les conséquences des activités de l’homme sur l’environnement,
  • le Groupe d’Intervention Écologique d’Haïti (Écovert-Haїti ) fait le point

Pendant que tout le monde s’occupe des activités de sensibilisation en Haïti, l’Organisation Écovert-Haїti tente d’expliquer de manière scientifique le scénario de la pandémie Covid-19 sous deux angles.

Premier scénario
Clausewitz a écrit : « La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté. La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens».
Habituellement, on envisage la guerre sous forme d’un conflit armé. Cependant, elle peut prendre diverses formes. Les caractéristiques des guerres modernes sont multiples et d’énormes moyens techniques et industriels sont mis en œuvre. Parmi les diversités des formes de guerres se trouvent la guerre chimique, la guerre écologique, la guerre météorologique, la guerre économique, la guerre industrielle, la guerre secrète, la guerre sauvage, la guerre civile, la guerre idéologique, la guerre psychologique et la guerre bactériologique. Cependant, de toutes ces formes de guerres, c’est la dernière qui nous intéresse, car elle semble en évidence dans notre temps.

Grâce à la technologie, on mobilise les microbes pour la guerre. Un homme de science occidental, placé à la tête d’une équipe de chercheurs chargés d’étudier les problèmes de la guerre bactériologique, déclarait dans un rapport publié en 1942 que ces collaborateurs et lui avaient fixé leur choix sur les microbes de la fièvre jaune, de la psittacose et de la malaria foudroyante. En Amérique, dans un seul camp, 400 chimistes mettent au point des armes microbiennes peu coûteuses. Le plus terrible des agents est celui du botulisme qu’un gramme à l’état pur peut anéantir 7 millions de personnes. La Russie possède des stocks importants dont les ogives sont garnies de microbes.

Imbue des dangers que représente la guerre biologique, en 1952, la Croix-Rouge a demandé aux gouvernements de hâter la ratification des conventions interdisant la guerre microbienne. Ces conventions ont été préparées 1925 et signées le 10 août 1972 par les deux superpuissances de l’époque et d’autres pays. Mais cet accord est dépourvu de sanctions pratiques.

À l’heure où le monde est au bord de l’escalade et des conflits militaires ouverts, toutes formes de guerre sont possibles. Israël a accusé l’Iran de voler des nuages à son ciel (Guerre météorologique), en Haïti, des informations faisant croire que des petits avions ont pénétré notre espace aérien et déversent d’agent chimique anti-végétalisation sur les cocotiers, le petit mil et les bananes dans certaines zones du Pays (Guerre écologique)
Depuis 1980, des informations faisant croire que les grandes puissances préparaient la guerre biologique. Des exercices et des manœuvres ont eu lieu pour mettre au point des techniques de diffusion massive. Il y’a une forte probabilité pour que le coronavirus qui frappe actuellement notre planète soit d’origine humaine.

Second scénario
La prise de conscience de l’environnement a été marquée pour la première fois en 1972, lors de la conférence de Stockholm sur l’environnement suivi du sommet de Rio en 1992 sur l’environnement et le développement, du sommet de Johannesburg sur le Développement durable et de rio + 20 en 2012. Malgré les conventions à portée universelle adoptées lors de grandes conférences et signées dans le cadre des Nations unies et de ses institutions spécialisées. Exemple : La convention sur la diversité biologique et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992 qui établissent un ensemble de dispositifs pour réduire les activités de l’homme causant des dommages à l’environnement. Les résultats escomptes relèvent jusqu’à ce jour insignifiants. En 1992, plus de 1700 scientifiques du monde entier à travers l’union des scientifiques responsables lance un avertissement en disant ceci : l’activité humaine inflige de graves dommages, souvent irréversible a l’environnement et aux ressources fondamentales. Si nous ne les modifions pas, bon nombre de nos pratiques actuelles mettent en péril l’avenir de la société humaine ainsi que celui du monde animal et végétal et risquent de transformer le monde vivant à un point tel que celui-ci sera incapable de maintenir la vie sous sa forme d’aujourd’hui. Des changements essentiels doivent intervenir si nous voulons éviter le choc que l’évolution actuelle risque de provoquer.

Malgré le cri d’alarme des savants et les différents sommets organisés par les Nations en 1972, 1992,2022 et 2012 suivis des conférences des parties sur le climat, sur la diversité biologique et sur la sécheresse organisée souvent annuellement. L’humain continu à détruire les forêts tropicales et les régions biologiquement le plus riche de la terre. Pendant près de quatre décennies, plus de 320 espèces de vertébrés sont éteintes et celles qui restent ont vu leur population diminuer de 25%. Aujourd’hui la biodiversité mondiale est en danger à cause de la surpêche et la chasse non contrôlées et la destruction de l’habitat pour des activités agricoles et la construction des villes. L’homme pendant des années détruit les espèces sans chercher à connaitre leur rôle dans l’écosystème général de la planète ni de ce que leur disparition pourra provoquer comme catastrophe.

Le changement et le réchauffement climatique sont des signes qui prouvent que la nature est affectée à grande échelle.
La destruction des habitats provoque un déséquilibre écologique et constitue des agressions pour la santé humaine. Environ 60% des éléments de l’écosystème mondial qui soutiennent la vie terrestre (eau douce, air pur et climat relativement stable) subissent des dégradations ou font l’objet d’utilisations non durables. Les scientifiques disent dans un rapport que les effets nocifs de cette dégradation sur la santé humaine sont déjà perceptibles et que la situation pourrait s’aggraver considérablement au cours de ces 50 prochaines années si l’homme continue ainsi, il finira par détruire les conditions de sa survie et il finira lui-même par disparaître.

Les services fournis par les écosystèmes jouent un rôle capital dans la prévention de certaines maladies et dans la protection de la santé. De nombreuses maladies humaines importantes ont été transmises par des animaux suite à la transformation des habitats des populations animales qui sont des vecteurs ou des réservoirs de maladies qui peuvent affecter la santé humaine. On pense par exemple que le virus Nipah est apparu à la suite des feux de forêt allumés en Indonésie dans le cadre des activités de déboisement, qui ont refoulé les chauves-souris infectées en Malaisie voisine, où le virus a contaminé les élevages de porcs, puis a franchi la barrière des espèces. L’Organisation Écovert-Haïti pense que le coronavirus peut être aussi classé parmi les zoonoses virales puisque l’animal soupçonné le Pangolin a été déplacé de son habitat naturel et pourra être aussi à l’origine de la pandémie Covid-19.

L’humanité se trouve face à la première crise planétaire en ce 21e siècle qui menace sa survie comme espèces vivantes. Cette crise dont l’ampleur semble échapper a ceux qui ont le pouvoir de prendre de grande décision pour le bien ou pour le mal. La pandémie de Covid-19 a tout changé, sauf les systèmes politiques. Une nouvelle façon de penser et d’agir est primordiale si nous voulons éviter d’autres catastrophes environnementales que pourront provoquer les activités humaines.

La survie de l’homme dépend de la santé des écosystèmes de qui dépend son malheur tout comme son bonheur.

Anel Dorlean, Johnson Phanor, Estime Nephar et Avril Jean Louis.
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